Un espoir pour la maladie rénale: les travaux de recherche de scientifiques sur le rein bionique

Correctif faisant suite à une mauvaise interprétation de l’information. Nous avons déclaré en janvier 2019 qu’un rein artificiel avait été mis au point aux États-Unis pour remédier à l’insuffisance rénale. Le rein bionique n’est en réalité pas encore mis au point, et ne le sera pas avant que les essais cliniques soient validés. L’équipe Santéplusmag présente ses excuses aux lecteurs pour cette information erronée que nous rectifions dans cet article.

L’insuffisance rénale découle de la détérioration graduelle des reins, conduisant à leur dysfonctionnement. En France, ce sont près de 82 000 personnes qui sont touchées par la maladie et qui se voient dans la nécessité d’avoir recours à des traitements de suppléance pour remplacer le travail des reins, indispensable au bon fonctionnement de l’organisme.

Lorsque les reins ne fonctionnent plus correctement, les déchets ne sont plus évacués, ils s’accumulent dans le sang et la détoxification du corps devient dangereusement déficiente, au point de mettre en danger la vie de la personne touchée si aucun traitement n’est entrepris.

Les malades atteints d’insuffisance rénale ont aujourd’hui recours à deux traitements médicaux dits de suppléance: la transplantation rénale, ou la dialyse.

Une greffe de rein est souvent préférable, car quand il y a compatibilité entre donneur et receveur, les chances de guérison sont bonnes, mais les donneurs se font rares, ce qui réduit l’utilisation de cette méthode. Aujourd’hui, seulement 10% des patients en attente bénéficient d’une transplantation rénale selon le site d’actualité scientifique Substance. La dialyse est l’autre traitement plus largement utilisé, permettant la purification du sang via une membrane artificielle. Si elle permet de débarrasser le sang des toxines et de l’excès d’eau accumulés dans le sang, cette technique n’est que partiellement efficace (espérance de vie du patient réduite comparée à une greffe), et soumet le patient à des séances de dialyse lourdes et à un régime alimentaire très strict.

Des études expérimentales sur un rein bionique

Parce que la dialyse concerne des millions de patients dans le monde, qu’elle est particulièrement contraignante et que la plupart d’entre eux attend des années avant de recevoir le rein d’un donneur, des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco ont mis en place The Kidney Project, un vaste projet d’étude lancé par le professeur William Fissell travaillant sur l’élaboration d’un rein artificiel. Ce projet, s’il aboutissait, permettrait d’améliorer l’état de santé de millions de personnes, en plus d’allonger leur espérance de vie, et de réduire la nécessité de recourir à la dialyse.

Ce rein « bionique » repose sur le principe d’hémofiltration, en reproduisant la fonction du rein de nettoyer le sang des impuretés. Grâce aux nanotechnologies et à la miniaturisation des composants, les études expérimentales ont permis de développer des nanofiltres en silicones, lesquels filtrent le sang comme le ferait le rein d’un patient sain. Le « rein de remplacement » est implanté dans l’organisme par une chirurgie peu invasive, et fonctionne grâce aux mouvements cardiaques du patient.

Le prototype, qui aurait la taille d’une tasse de café, intègre des équipements miniatures basés sur les nanotechnologies, et permettrait une interaction avec le milieu intérieur du patient sans perturber le système immunitaire. Les tests, jusque-là réalisés sur des animaux, ont été très concluants. Si les résultats sont aussi satisfaisants sur le corps humain, ce rein artificiel biocompatible pourrait être une parfaite alternative à la dialyse. Selon le Dr Roy, directeur technique du projet Kidney, la dialyse assure aujourd’hui « une médiane de survie à cinq ans de 35% » (et 70% dans le cas d’une greffe). Selon le responsable du projet William Fissell, la fin des essais cliniques est espérée pour la fin de l’année 2021.

Le projet est donc prometteur, mais reste à savoir pour quand est prévue la mise sur le marché de l’appareil, si l’équipement sera permanent, quels types de patients y sera éligible, et quel en sera le coût.

Nous espérons que ce dispositif continuera d’évoluer selon cette dynamique prometteuse et que le projet Kidney sera bientôt un traitement réel pour de nombreux patients.

Les symptômes de l’insuffisance rénale
Voici les principaux symptômes de l’insuffisance rénale. Il est important de les connaître pour être en mesure de les détecter et de réagir au plus vite dans l’éventualité où ils se présenteraient.

— Augmentation ou une diminution du volume des urines
— Mictions fréquentes la nuit
— Difficulté à uriner ou apparition de douleurs au moment d’uriner
— Présence de sang dans les urines, urine mousseuse et foncée
— Fatigue extrême, incapacité à se concentrer, vertiges, essoufflement
— Perte d’appétit, nausées, dégoût pour la viande
— Douleur au dos et sur les flancs

Adopter un régime alimentaire sain
Dans certains cas, la maladie est impossible à prévenir, car elle peut être elle-même causée par un diabète ou une hypertension artérielle. Il convient alors, dans ces cas, de bien contrôler ces maladies pour diminuer les risques d’apparition d’une insuffisance rénale.
Néanmoins, lorsque la maladie apparaît, les médecins imposent de modifier son régime alimentaire pour éviter que les déchets, qui ne sont plus filtrés, ne s’accumulent davantage dans le sang. Il est dans ce cas nécessaire de consulter un médecin pour un traitement approprié, et un régime alimentaire approprié.
Pour une personne saine, il est important d’aider les reins à se débarrasser de ses toxines, d’où l’importance d’adopter un mode de vie sain et une alimentation équilibrée. Voici quelques recommandations santé:
∙ Consommer une bonne proportion de fruits et de légumes. Ces aliments sont indispensables à une santé optimale, car ils contiennent tout ce dont le corps a besoin pour se construire, se nettoyer et se réparer.

∙ Adopter une alimentation pauvre ou pour le moins réduite en protéines animales. La digestion des protéines produit en effet de nombreux déchets.
∙ Arrêter la cigarette, diminuer l’alcool et la caféine.
∙ Diminuer ou arrêter si possible les aliments transformés
∙ Apprendre à gérer son stress et à l’atténuer grâce à des techniques de méditation, de tai-chi ou toute activité calmante et relaxante. Le surmenage, le stress et une vie dure favorisent en effet l’apparition de certaines maladies.

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